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Artisanat : de la voie de garage, à la voie royale !


De plus en plus de "cols blancs" décident de revenir au travail manuel. Entre idéalisme et pragmatisme, ils réinventent des métiers traditionnels et contribuent à combler les besoins en main-d’oeuvre d’un secteur demandeur.




Boulanger, plombier, mécanicien… Longtemps destinés par défaut aux élèves en échec scolaire, les métiers artisanaux attirent de plus en plus de jeunes, mais aussi des étudiants et des actifs (sur)diplômés.

"On retrouve chez les néo-artisans de ces dernières années cette remise en cause des modes de production industriels des néo-artisans des années 1970, en rupture avec le mode de vie consumériste de leurs parents", décrypte le socio-historien Hugues Jacquet.
"La nouveauté vient du fait qu’ils sont souvent diplômés de l’enseignement supérieur et ont été confrontés, après quelques mois ou années de carrière, à un épuisement du sens de leur travail, qu’ils cherchent à retrouver. Dans les entités économiques classiques, à l’organisation le plus souvent verticale, s’appliquent des solutions et des consignes qui ne sont pas toujours expliquées, ce qui n’est jamais le cas dans l’artisanat. Devenir seul maître à bord et responsable de chacun de ses actes prime dans le choix de se lancer."

Initié par une poignée de hipsters à Brooklyn, haut lieu du néo-artisanat, le mouvement se propage partout dans le monde, principalement dans les grandes villes. De plus en plus de jeunes urbains et de cadres fuient ou espèrent fuir les bullshit jobs, ou "métiers à la con" selon l’expression de l’anthropologue David Graeber.

La vision du métier et les aspirations de l’artisan 2.0 sont donc plutôt éloignées de celles de son alter ego issu de la filière traditionnelle. 
"Le profil des artisans d’aujourd’hui a fortement évolué, estime Bernard Stalter, président de l’Assemblée permanente des chambres de métiers et de l’artisanat. Les artisans mettent toujours en avant l’intelligence du geste et leur passion, mais l’artisanat, sous l’impulsion de jeunes diplômés ou de professionnels en reconversion, s’adapte et innove."

Le croisement des compétences et l’utilisation des nouvelles technologies entraînent ainsi l’émergence de variantes inédites d’activités ancestrales, comme l’ébénisterie, la poterie ou la boucherie-charcuterie. Ces nouvelles façons de voir, de faire et de vendre – notamment grâce à des plateformes d’e-commerce dédiées, comme etsy.com, handmade at d’Amazon, kataba.fr ou empreintes-paris.com – redorent l’image du secteur. Un récent sondage le prouve : 94% des Français ont une bonne opinion des artisans, qu’ils considèrent comme des experts dans leur domaine et les dépositaires d’un savoir-faire, et 58% (parmi lesquels 47% de cadres) pourraient travailler dans le secteur s’ils en avaient la possibilité
(Sondage BVA pour le Fonds national de promotion et de communications de l’artisanat, octobre 2017).

L'avis de Bernard Stalter

Comment se porte le secteur de l’artisanat ?
Depuis la fin 2016, on assiste à une véritable sortie de crise : l’emploi salarié s’est stabilisé, la progression a repris dans les activités de service et elle se poursuit dans l’alimentation. Plus que jamais, l’artisanat est un secteur économique à fort potentiel de développement, en résonance avec les aspirations actuelles : créer, innover, exporter, transmettre et produire en France. Et il évolue avec l’arrivée de nouveaux entrants, notamment des quadras en reconversion.

Comment expliquez-vous cette redécouverte de l’artisanat par les cadres en reconversion ?
L’artisanat a toujours accueilli des porteurs de projets attirés par les valeurs propres à la petite entreprise : on se souvient en particulier de la vague des "néo-artisans" des années 1970. Le phénomène actuel semble plus important et vecteur d’un profond changement. Aujourd’hui, on se tourne vers l’artisanat pour s’assurer un emploi pérenne, faire quelque chose qui a du sens, proposer un service et des produits de qualité, et contribuer à la relance économique du pays…

Quel est l’impact du digital sur les métiers de l’artisanat ?
Le numérique est l’opportunité pour les TPE et les PME de combler leur déficit de notoriété, de moyens et de réactivité, et de résoudre la problématique de l’isolement. Pour l’APCMA et les CMA, c’est aussi un puissant levier d’accompagnement des artisans dans leur développement. D’ailleurs, nous lancerons prochainement un "espace de services" en ligne pour assurer un contact permanent avec les artisans.

Devenir artisan suppose-t-il encore de sacrifier son niveau de vie au profit d’une meilleure qualité de vie ?
Contrairement aux idées reçues, un jeune boucher peut gagner plus qu’un jeune diplômé d’un bac+5 installé au guichet d’une banque… De nos jours, choisir l’artisanat, c’est avant tout avoir l’assurance de trouver un travail et de le garder ; c’est le moyen de concilier réussite professionnelle et projet personnel, et le meilleur chemin pour devenir chef d’entreprise.

L’offre en matière de formation répond-elle aux besoins ?
Beaucoup de personnes en reconversion possèdent déjà des compétences en gestion et les savoirs fondamentaux. Nous leur proposons des parcours individualisés et des modules de formation sur les gestes professionnels. Enseignement ciblé, individualisation et flexibilité des parcours, adaptation aux nouveaux publics… L’offre est plurielle et continue de s’enrichir pour satisfaire toutes les attentes.

Qu’est-ce qu’un bon artisan ?
Je préfère cette question : qu’est-ce qu’un artisan ? A l’origine, celui-ci met son savoir-faire, son art manuel au service des autres, de l’utile et du quotidien. Symbole de confiance et d’excellence à la française, l’artisan d’aujourd’hui a un pied dans la tradition, un autre dans l’innovation ; une main utilise un outil séculaire, l’autre une tablette dernier cri ou une imprimante 3D. Il est à la fois designer, inventeur, créateur, producteur, commercial, DRH et comptable. 

Plus d'informations sur : https://www.capital.fr/votre-carriere/artisanat-de-la-voie-de-garage-a-la-voie-royale-1281988
L'artisanat est un domaine qui vous intéresse : https://www.artisanat-nouvelle-aquitaine.fr/Trouver-un-metier-ou-une-formation-dans-l-artisanat_a103.html

https://www.artisanat-nouvelle-aquitaine.fr/La-formation-continue_r70.html  


 






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