CRMA & Artisanat de Nouvelle-Aquitaine
ABONNEZ-VOUS A LA NEWSLETTER
Menu
Artisanat Nouve Artisanat Nouve

"Nous pouvons être fiers collectivement du chemin parcouru…"


Réunis en Assemblée générale le 9 novembre dernier à Bordeaux, les membres de la CRMA Nouvelle-Aquitaine ont étudié et adopté les propositions des commissions et du Bureau. En préambule, le Président Jean-Pierre Gros a pris le temps de faire un point sur les échéances à venir mais aussi sur le chemin parcouru depuis le début du mandat, un chemin dont "nous pouvons être fiers collectivement…". Extrait.




L'Assemblée générale du 9 novembre 2018 a permis de procéder au remplacement des élus démissionnaires au sein de l'assemblée générale et des commissions :
 
Christine AGELOUX CMA 19 U2P, remplacée par Pierre AGNOUX, Bijouterie-joaillerie
Christian LAVENT CMA 19 Artisans de Corrèze, remplacée par Céline COURTEIX, Bâtiment
Jean-Louis PATIES CMA 23 Fiers d'être Artisans, remplacé par Claude NICOLET, Boucherie-Charcuterie
Jean François CLAVER CMA 64 L'artisanat 64 c'est nous, remplacé par Fabienne DAGUERRE LANDRI, Chocolaterie
Anne MARTINEZ CMA 64 L'artisanat 64 c'est nous, remplacée par Jacques GASTIGAR, Charpente
Pascal GONNORD CMA 79 Fiers d'être Artisans, remplacé par Pascal BERTHELOT, Taxi
Eric BOUNIOT CMA 86 U2P : unis pour l'artisanat, remplacé par Chantal FERNAND, Esthétique
Sandrine LACOUX CMA 86 U2P : unis pour l'artisanat, remplacée par Aydin AKIN, Taxi (non installé car absent)

" Depuis plusieurs mois, tout bouge avec des vagues de réforme face auxquelles notre secteur des métiers ne peut rester à l’abri.

Plusieurs textes de lois nous impactent directement et indirectement.• Sur le volet formation d’abord avec la loi « choisir son avenir professionnel » : 

En retirant des compétences aux Conseils régionaux sur l’apprentissage, elle bouscule nos relations avec la Région avec qui, en Nouvelle Aquitaine, nous avions stabilisé un partenariat de qualité. Elle se traduit aussi pour nous par la suppression des enregistrements des contrats d’apprentissage et de la recette qui va avec pour nos Chambres départementales. Nous sommes également interrogatifs sur le nouveau mode de financement de nos CFA, et serons très attentifs à la mise en place des OPCO (Opérateurs de compétences) qui auront en grande partie la clef de nos ressources.

Ceci ne doit pas cacher pour autant les avancées de cette loi pour faire progresser l’apprentissage dans notre pays avec un ensemble de mesures que notre secteur demandait depuis plusieurs années. Il nous reste à attendre les décrets d’application pour vérifier si ces progrès annoncés se confirment ; notamment sur le niveau de financement du coût apprenti puisque nos CFA seront financés en fonction du nombre effectif de contrats d’apprentissage.Nous avons un grand chantier à mener avec les branches professionnelles qui acquièrent la responsabilité de leurs compétences sur l’organisation et le financement de la formation par alternance.L’enjeu de la création d’un opérateur de compétences pour la filière artisanale est également déterminant.

Sur le champ du développement des entreprises, le projet de loi PACTE a été voté en première lecture par les députés avant d’être débattu au Sénat et sera validé en deuxième lecture à l’Assemblée nationale début 2019.Il amène des avancées positives pour nos entreprises notamment sur le sujet des seuils de salariés, le  remplacement du CICE par des allègements de charges, la suppression des cotisations sociales salariales sur les heures supplémentaires ou encore sur la notion de filière artisanale. La création d’un fonds d’investissement et d’innovation va également dans le bon sens.

Il apporte également une source d’inquiétudes sur nos financements de Chambres de métiers et de l’Artisanat avec la disparition en 2019 du caractère obligatoire de notre Stage de Préparation à l’Installation (SPI). A ceci s’ajoute le risque de perte des formalités CFE/RM dans le cadre de la mise en place d’un guichet unique des entreprises au 1° janvier 2021.Je connais de près la difficulté à équilibrer un budget départemental et je comprends bien vos inquiétudes qui sont aussi les miennes.

A ceci s’ajoute le projet de réforme de notre réseau à qui le gouvernement reproche de ne pas avoir suffisamment mis en œuvre la mutualisation des fonctions supports prévue dans la loi de 2010.Pointés par différents rapports depuis 2008, nous avons sans doute tardé à montrer collectivement notre volonté d’acceptation du changement.
Dans ce contexte, la baisse de nos ressources depuis 2013 est aussi un handicap supplémentaire, même si grâce aux actions de l’APCMA, elle a diminué de façon moins drastique  que celle des CCI.

​Face à ces nouvelles donnes, notre réseau, au plan national, a pris différentes initiatives :

- Le séminaire de Niort, en septembre 2017, a voté très majoritairement pour  le maintien de l’autonomie des CMA vis-à-vis des CCI.
- Le séminaire de mars 2018 a fait le bilan de la mutualisation  et constaté que seulement 50% des objectifs de mutualisations que nous impose la loi étaient atteints. 
La question de l’amélioration de l’organisation a alors été  posée : l’objectif  pour remplir nos obligations légales concernant les fonctions supports a été engagé. 
- A l’Assemblée Générale de l’APCMA en juin 2018, Bruno le Maire, Ministre de l’économie et des finances, a demandé au réseau de faire des propositions pour transformer le modèle actuel, et répondre ainsi à la volonté du gouvernement de réformer les réseaux consulaires au même titre que la réforme des services de l’état.
- Le séminaire de septembre 2018 a fait la restitution des réflexions d’un groupe de travail  national mis en place à la demande du Président Stalter pour répondre aux demandes du ministre de l’économie. 

Les principales propositions ont été les suivantes :

. Remettons le client au centre de toutes nos décisions. 
. Sur la base d’éléments fondamentaux, chaque région doit pouvoir écrire son mode de fonctionnement au quotidien.
. Ne parlons plus de CMAR : parlons d’établissements publics uniques régionaux. . La représentation politique de notre réseau doit rester de base départementale, avec le principe d’un département/une voix car la légitimité des élus tient de leur élection par leurs pairs. 

. Le niveau régional doit permettre l’optimisation des moyens. Le niveau départemental ou local doit permettre la relation de proximité avec toutes les typologies de clients. 
. Les coopérations nouvelles avec les autres réseaux consulaires doivent être étudiées et proposées. 
. La réforme du réseau doit s’accompagner d’une réforme du statut du personnel.
Lors de ce séminaire, l’annonce concomitante du dépôt, par le gouvernement, de deux amendements au projet de loi PACTE, concernant la réforme de notre réseau, a semé le doute dans les esprits et probablement généré des positions politiques diverses plus radicales. 

Cela a engendré des tensions qui n’existaient pas auparavant ;
en particulier l’amendement 2133 qui prévoit le passage obligatoire en établissement public de région unique au premier janvier 2021, suivant ainsi une des recommandations du dernier rapport IGF.
Notre expérience commune nous amène à penser que le gouvernement projette, au travers de cet amendement, un fonctionnement sous forme de CMAR.
Devant cette volonté affirmée de réformes du gouvernement, comment réagir au plan régional ? :
- Soit nous diviser en retrouvant des postures politiques proches de celle de notre Assemblée constitutive de décembre 2016.
- Soit conserver notre unité dans la diversité comme nous l’avons toujours fait depuis la co-construction de notre Projet de mandature qui est le ciment de notre construction régionale.
Quels que soient les sujets, nous nous sommes écoutés, nous avons partagé nos différences et avons toujours abouti à des choix respectant les positions de chacune et de chacun.

​Nous pouvons être fiers collectivement du chemin parcouru…

Nous pouvons être fiers collectivement du chemin parcouru depuis le début de notre mandature, avec des avancées portées par une forte mobilisation des Elus et une grande implication de nos Collaboratrices et Collaborateurs.
La qualité du travail du Bureau et des Commissions  en témoigne.
Notre fil conducteur permanent est bien le service de proximité auprès de nos ressortissants et clients :
. Répondre aux besoins des entreprises et des territoires dans leur diversité
. Etre reconnu comme le référent de l’apprentissage, de la formation qualifiante des artisans 
. Réaliser la transition numérique pour nos entreprises et les CMA
. Déployer une nouvelle offre de services centrée sur le service client avec de nouvelles prestations payantes
Notre organisation régionale est au service des départements pour les aider à remplir leurs missions ; et aussi de rechercher de nouvelles ressources pour compenser les baisses de financements annoncées. 
Pour cela nous avons ensemble déployé nos décisions collectives :
. Nous construisons nos feuilles de route stratégiques en marketing, économie, formation, numérique, informatique … de façon participative en associant très largement les équipes des CMA départementales.
. Nous avons structuré notre organisation avec le recrutement des compétences nécessaires à la réalisation de notre projet de mandature.
. Nous avons mis le pied sur l’accélérateur pour effectivement finaliser la mutualisation des fonctions supports. 
C’est déjà le cas pour l’informatique, la paie, les marchés publics et nous sommes bien engagés pour la comptabilité avec le déploiement courant 2019 du logiciel SAP ; ceci est rendu possible grâce à la forte implication des collaborateurs comptables des CMA.
Notre futur magazine régional est aussi une belle réussite.
Et puis l’arrivée de notre DRH, Emilie Tignères, début décembre va nous permettre de démarrer notre projet de Gestion prévisionnelle des emplois et des compétences à l’échelle de notre réseau régional.
Votre CRMA remplit ses missions avec détermination et la conscience de ne pas devenir uniquement un centre de coût pour les départements. 
C’est dans cet esprit que le budget 2019 a été construit avec une redistribution de Taxe pour frais de CMA identique à celle de 2018 ainsi que la maîtrise des différents postes de charges.
Notre ambition collective doit nous permettre de déboucher à terme sur des économies d’échelle, comme pour les marchés publics  ou le nouveau magazine ainsi que sur des ressources nouvelles pour les départements.
Je pense en particulier aux appels à projet formation ou au projet numérique inter consulaire attendu par la Région. 
Nous sommes dans la bonne direction grâce à notre ADN de participation et  de décision collective de co-construction.
Mes Chers Collègues, conservons notre cohésion en ayant à l’esprit le sens de notre mission, dans l’histoire les victoires sont souvent été le fruit de démarches de coopération.…"





Document sans nom
ACTUALITES L'ARTISANAT
   
Nationales et régionales Les chiffres clés
Départementales Les études et synthèses
  Les collectvités territoriales
LA CRMA Les partenaires
  Les organisations pro.
Les élus  
Les missions  
Les appels d'offres  
Document sans nom
L'ECONOMIE LA FORMATION
   

L'appui aux filières

URMA : l'ambition formation

La création-reprise

Information / orientation
Le développement Olympiades des métiers
La transmission Apprentissage / alternance
Les collectivités Formation continue
  Conseil de la formation
  Examens Taxis et VTC
Document sans nom
PRESSE CONTACT
Espace presse La CRMA
  Les CMA
A LIRE Les CFA
Le livre blanc  
Le marché du travail NEWSLETTER
A SUIVRE ! Le logo CRMA
Annuaire de liens