CRMA & Artisanat de Nouvelle-Aquitaine
ABONNEZ-VOUS A LA NEWSLETTER
Menu
Artisanat Nouve Artisanat Nouve

Souffrances au travail : l'autonomie de l'artisan le protège


Le travail peut être une source de souffrances variées que l'artisan, cheville ouvrière de lui-même, doit pouvoir appréhender et gérer. Pour cela, un seul impératif : garder le recul nécessaire pour ne pas se laisser submerger.
Décryptage avec Marie Pezé, créatrice du dispositif de soutien "Souffrance et Travail".




Quelles sont les forces de l'artisan ? 
Bien souvent, un salarié n'a pas la main mise sur son rythme, ses moyens, etc. La subordination est un facteur aggravant de souffrance au travail. 
L'autonomie de l'artisan est un facteur qui le protège. C'est lui qui dirige et organise les choses comme il veut. Cela peut lui donner des ailes. Son entreprise est sa création; il aime ce qu'il fait, il l'a choisi, il vit donc un épanouissement identitaire certain; il doit investir son travail pour tenir, il se donne du mal; énergie, financement, dynamisme... dépendent de lui. Ce qui fait le génie français s'exprime mieux sous la forme de l'artisanat que sous celle d'une entreprise du CAC 40. 

Quelles sont ses faiblesses ? 
Les enjeux d'une entreprise sur les épaules d'une seule personne au lieu d'une centaine de salariés. Positifs et négatifs, les enjeux sont ainsi démultipliés. Quand ça va mal, cela peut constituer un piège redoutable. Car c'est tout le navire qui coule, toute l'identité de l'artisan est engagée (lui, son travail, etc.). 
L'artisan travaille aussi en famille : c'est extra quand tout va bien, catastrophique quand ça va moins bien. 
De plus, la posture de l'artisan vis-à-vis du travail est différente car à la différence du salarié, il est socialement très mal couvert. On voit des artisans blessés qui retournent travailler à la sortir du bloc opératoire car la survie de l'entreprise est en jeu. Autre facteur aggravant de l'artisan quand ça ne va pas : son isolement. 

Quels sont les signes d'alertes à prendre en compte ? 
Avec un problème lié uniquement au travail, si on se met en arrêt, on récupère. Si ce n'est pas le cas, attention... 
Voici trois signaux auxquels il faut être attentif :
  • une fatigue que le repos ne repose plus 
  • le recours à des produits pour tenir (alcool, médicaments...)
  • la perte du goût pour le travail 

Quelles solutions sont et/ou seraient envisageables ? 
Déjà, il ne faut pas rester seul, il faut rencontrer des collègues via des syndicats, groupements, réunions... Un "artisan de transition" pourrait aussi aider le chef d'entreprise qui patauge; cela se fait de façon conviviale et fraternelle mais il faudrait systématiser cela.
Il faudrait aussi moins d'administratif... La beauté du travail de l'artisan et sa créativité sont entravées par la lourdeur administrative du pays, un système contrôleur, vérificateur... 

Enfin, le réseau de nos 130 consultations "Souffrance et Travail" sont là pour vous aider. Nous pouvons vous accompagner et mettre en route les solutions nécessaires par rapport aux spécificités propres de votre travail. 

*interview issue du Monde des Artisans  

Plus d'informations

Un dossier complet traitant de l'isolement au travail sur : https://bit.ly/2joGrS8





Document sans nom
ACTUALITES L'ARTISANAT
   
Nationales et régionales Les chiffres clés
Départementales Les études et synthèses
  Les collectvités territoriales
LA CRMA Les partenaires
  Les organisations pro.
Les élus  
Les missions  
Les appels d'offres  
Document sans nom
L'ECONOMIE LA FORMATION
   

L'appui aux filières

URMA : l'ambition formation

La création-reprise

Information / orientation
Le développement Olympiades des métiers
La transmission Apprentissage / alternance
Les collectivités Formation continue
  Conseil de la formation
  Examens Taxis et VTC
Document sans nom
PRESSE CONTACT
Espace presse La CRMA
  Les CMA
A LIRE Les CFA
Le livre blanc  
Le marché du travail NEWSLETTER
A SUIVRE ! Le logo CRMA
Annuaire de liens